"Il attaque les faux nobles, les faux dévots, les faux braves, les plagiaires (...)"

27/09/11

18 % de "fils de p..." et moi, et moi, et moi !

Scoop inattendu hier sur NT1 : un humoriste en mal de reconnaissance, invité sur le plateau d’une émission de Jean-Marc Morandini, s’est exprimé sur la situation politique en France. En bon artiste qui se respecte, le jeune homme a forcément le cœur à gauche, et il s’est inquiété des actuelles intentions de vote en faveur de Marine Le Pen : entre 18 et 20 %.

Avant même qu’un intervenant ait été en mesure d’argumenter, le comique troupier au fort accent provencal s’est exclamé : « Ca veut dire qu’il y a quand même 18 % de fils de pute ! ». Surprise de l’animateur, à qui l’on peut reconnaître un mérite : là où nombre de ses confrères auraient approuvé la saillie, JM Morandini a illico répliqué « Ah non, on ne peut pas dire ça »…

On nous objectera que l’humoriste s’est laissé emporter par sa faconde méridionale : après tout, peut-être « fils de pute » est-il désormais un équivalent du « cong » ou du « putaing » de ses ancêtres ?
On nous rappellera qu’en France, la liberté d’expression est totale (sauf pour les patriotes).
On nous reprochera même de modérément apprécier ce genre de qualificatif, qui sait…

La vérité réside sans doute davantage dans un calcul de la part du rigolo cathodique : lorsqu’on ne perce pas, quel est le meilleur moyen de créer le buzz, de faire parler de soi sans risque pour sa carrière ? Taper sur les frontistes.
Encore faut-il pouvoir le faire avec un minimum de talent, sans quoi un pseudo cri du cœur se transforme en un vulgaire borborygme…


Il n’empêche : pour l’exemple, quelques patriotes devraient collectivement saisir la justice pour cette injure, publique, quoi que non nominative.

Nous attendons maintenant avec impatience le jour où les « fils de pute » seront majoritaires dans ce pays : il ne sera alors pas étonnant de voir ce jeune homme à la langue bien pendue venir en souiller les chaussures des nouveaux décideurs…

[Photo : D.R.]

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