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| Couvre-chef déposé en subtil équilibre, oeil vif, pantalon emprunté à un clown de cirque : Mozart n'a qu'à bien se tenir ! |
Pensez ! Voilà un domaine qui échappait encore au joug de cette dictature des temps modernes qu’est le mondialisme, appuyé sur ses dogmes de la diversité obligatoire et du relativisme absolu. Tout est différent, mais rien n’est intrinsèquement supérieur en termes de beauté, d’histoire ou d’intérêt. Face à NTM ou David Guetta, et devant le jugement intemporel des hommes, Mozart serait désormais supposé craindre le pire pour sa renommée…
Les apôtres du nivellement par le bas en rêvaient, Bertrand Delanoë l’a fait : les 17 conservatoires parisiens ont reçu ordre de briser l’image « élitiste et très classique de l’enseignement artistique ». Pour ce faire, hip-hop et airs d’oud arabe* seront par exemple au programme des 20.000 jeunes venant chaque année s’initier aux différentes formes d’art. Comme de bien entendu, afin de favoriser la diversification du public, des tarifs préférentiels seront accordés aux familles « les plus modestes » (offrande que saisiront évidemment les professionnels de l’assistanat, cœur de cible électoral de la gauche boboïde).
En résumé, affirme fièrement A Paris – magazine municipal –, « Désormais, le hip-hop vient côtoyer le piano ». Si l’on se fie aux multiples expériences de mélange obligatoire de populations n’ayant aucun élément culturel en commun, la cohabitation ne devrait guère durer plus de quelques années : dominés par le nombre et la brutalité atavique des nouveaux français, les anciens gaulois laisseront le champ – de bataille – libre, et partiront à la recherche des derniers espaces de civilisation.
* Sorte de luth.
[Photos : DR].



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