Dans le XVIIIe arrondissement de Paris, les habitants du quartier Clignancourt, et notamment ceux de la rue du Lieutenant-Colonel Dax n'en peuvent plus : chaque jour, depuis des mois, il doivent pour se rendre à leur travail, à l'école ou tout simplement sortir de chez eux, se frayer un passage au milieu d'un "marché" sauvage - car illégal. Sur 250 mètres, s'étalent en effet des centaines de personnes : vendeurs à la sauvette, clients peu regardants et touristes éberlués. Les pétitions des riverains n'y changent rien : le maire d'arrondissement botte en touche, la Mairie de Paris renvoie la responsabilité sur l'Etat, le Préfet de région se dégage de toute responsabilité... La police de terrain ? Ses dates de venue - symboliques - sont communiquées à l'avance. Ainsi, ce dimanche, un appel passé au commissariat local avait permis d'apprendre que les effectifs seraient mobilisés ailleurs, et ne se déplaceraient pas !"Marché de la misère", se justifient les élus de la majorité affidée à Bertrand Delanoë, bien aidés par l'inaction coupable de la pseudo opposition UMP menée par Pierre-Yves Bournazel.
Afin d'en avoir le coeur net, Céline Guillermond - habitante du quartier et responsable FN d'arrondissement -, a pris l'initiative d'une visite impromptue sur les lieux : caméra en main, nous avons parcouru les lieux, une longue bande de terre et d'arbres théoriquement dédiée à la détente et aux jeux d'enfants.
Et... Surprise ! En fait de miséreux cédant leurs biens pour une bouchée de pain, nous avons pu constater que la plupart des produits vendus semblent "tombés du camion" : vêtements de marque flambants neufs, matériel informatique et de téléphonie, etc. On voit aussi des femmes et leurs enfants vendre des vêtements usagés, en quantité telle qu'ils n'auraient pu être accumulés au cours d'une vie entière. Les associations bien en cour voient donc où finit le fruit de la générosité publique : "Donnez, donnez, donnez-moi : le profiteur vendra" !
Plus grave, des denrées alimentaires probablement prélevées dans des poubelles de supermarché - car uniquement composées de produits de marque -, étaient également en vente ; ceci, alors que leur date de péremption était passée depuis plusieurs jours ! Passe encore pour du fromage, mais pas pour de la viande (poulet "bio", voir vidéo). Faudra-t-il un mort par intoxication alimentaire pour que les pouvoirs publics se soucient du problème ?
Quoi qu'il en soit, cette petite affaire démontre qu'incurie et hyprocrisie sont décidément les mamelles des élites UMPS qui nous gouvernent.
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